Plan du site Facebook Twitter Youtube Instagram VKontakte Odnoklassniki
Accueil  < Actualités  < Dans le monde  < En détail

23.05.2018 (14:03)

Briefing du Chef de la Direction opérationnelle principale lieutenant-général Sergueï Roudskoï

Depuis le début de l'année, les forces gouvernementales syriennes, avec le soutien des Forces aérospatiales russes, ont fait des progrès significatifs dans la libération des zones clés de la Syrie des groupes terroristes restes.

Ce sont la partie orientale de la province Idlib, la banlieue de Damas, la Ghouta, orientale, le Qalamoun oriental, Yarmouk, les régions du nord de la province Homs, qui sont maintenant complètement sous le contrôle des troupes gouvernementales.

En janvier-février 2018, dans la partie orientale de la province Idlib, un grand groupe de «Jabhat al-Nusra» de plus de 1 500 militants a été enveloppé et détruit, ainsi que des groupes désassortis de l’EI.

En conséquence, le territoire de Kafer-Akkar à Sabbura - du nord au sud et de Sinjar à al-Hammam – de l'ouest à l’est - de superficie de plus de 4 300 kilomètres carrés, a passé sous le contrôle des troupes gouvernementales.

Actuellement, le mouvement sur la route reliant Hama et Alep est repris. Dans les zones libérées, une vie civile s'intensifie, ce qui facilite le retour des réfugiés. Par exemple, 9 573 civils sont revenus par le couloir humanitaire d'Abu al-Duhur et de Tel Sultan de la partie occidentale de la province Idlib à la province Alep.

Progressivement, la situation dans la zone de désescalade «Idlib» est normalisée.

L'installation de postes d'observation le long de la ligne de démarcation est achevée, où les militaires des pays garants des accords d'Astana - l'Iran, la Russie et la Turquie - servent.

Au total, la partie russe a installé 10 postes, la Turquie - 12, l’Iran - 7. Ils contrôlent le respect du régime de cessation des hostilités par les troupes gouvernementales et l'opposition armée.

Entre les postes on a établi une liaison stable. Un échange constant d'informations sur la situation et les violations de la cessation des hostilités est organisé, des mesures pour prévenir et résoudre les situations de conflit sont prises.

L'opération des troupes gouvernementales pour libérer toutes les banlieues de Damas est terminée.

Au cours de l'opération, sous la direction du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit, une action humanitaire sans précédent a eu lieu à la Ghouta orientale, au Qalamoun oriental, à Yarmouk.

Afin d'éviter des pertes inutiles et de blessés parmi la population civile, 188 234 personnes, parmi lesquels 28 725 militants, ont été évacuées des banlieues de Damas par les couloirs humanitaires. Selon leur demande, ils ont été retirés dans les régions du nord du pays. La plupart des civils sont déjà rentrés chez eux.

Le dernier bastion des terroristes dans la capitale syrienne était l'ancien camp de réfugiés palestiniens Yarmouk, qui a été transformé en un asile pour des terroristes, détruits auparavant par l'armée syrienne dans les différentes parties de la Syrie.

A ce jour, les groupes armés de l’EI, opérant dans l'ouest de Yarmouk, sont complètement détruits, le territoire a passé sous le contrôle des forces gouvernementales.

De plus, grâce au travail effectué par le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit, les membres de l'opposition armée de la partie orientale de Yarmouk pouvait à volonté de profiter de l'amnistie en cours et revenir à la vie civile, ou aller avec leurs familles dans la province Idlib.

Au total, 3 283 militants ont été retirés à Yarmuk.

À la suite de l'opération, les habitants de la capitale syrienne se sont sentis en sécurité pour la première fois depuis six ans. Les bombardements quotidiens des zones résidentielles de la ville, les attentats et les enlèvements ont cessé. Des otages détenus par des militants ont été libérés.

Dans les zones précédemment contrôlées par les groupes armées illégaux, les prix des aliments et des médicaments ont diminué d'un ordre de grandeur. Les gens ont accès à des soins médicaux.

Aujourd'hui, la situation dans les zones libérées s'est complètement normalisée et contribue à l'instauration d'une vie paisible.

Une action humanitaire dans la zone de désescalade «Homs» a été réalisée selon le scenario similaire. Au cours des entretiens avec les dirigeants des groupes armés, cheiks des tribus et des représentants des communautés religieuses, on a été conclu un accord sur la transition des établissements humains dans la région de désescalade à une vie pacifique et le rétablissement de mouvement sur la route de Homs - Hama.

Les membres des groupes d'opposition armés ont pu profiter de l'amnistie, et rester dans leurs villes. Les rebelles, qui ne voulaient pas venir sous la juridiction du gouvernement de la Syrie, ont été retirés vers la province Idlib et au nord de la province Alep à la ville Jerablus.

Depuis le 7 mai dans les villes Al-Rastan, Al Kantara-Shima, Talbissé et d'autres villes 13 407 membres de groupes armés illégaux ont été retirés.

7 chars, 5 BMP, 7 pickups avec des mitrailleuses lourdes, 122 canons et mortiers, 20 lance-roquettes multiples, 9 complexes PTUR, 45 lance-roquettes, 14 moyens antiaériens, 12 lanceurs improvisés «Feu d'enfer» ainsi que 56 mitrailleuses de gros calibre ont été rendus par les groupes aux forces gouvernementales.

Ces questions, ainsi que la situation actuelle en Syrie, ont été discutées par les représentants de l'Iran, de la Russie et de la Turquie lors de la neuvième réunion internationale, qui s'est achevée le 15 mai à Astana.

Les représentants des pays garants ont résumé l'évolution de la situation «sur le terrain» pour l'année écoulée depuis la signature du Mémorandum sur l'établissement de zones de désescalade en République arabe syrienne du 4 mai 2017. Ils ont souligné le rôle clé des zones de désescalade dans le maintien du régime de cessez-le-feu, la réduction du niveau de violence et, en général, la stabilisation de la situation en Syrie.

Les participants de la conférence ont salué l’organisation du travail des représentants des trois pays-garants de la deuxième réunion du Groupe de travail sur la libération des détenus et otages et le transfert des corps et la recherche des personnes disparues avec la participation des experts de l'ONU et du CICR. La nécessité de poursuivre les efforts conjoints pour renforcer la confiance entre les parties en conflit en Syrie a été réaffirmée.

Les parties ont convenu de faire des efforts supplémentaires pour envoyer en Syrie une assistance à la population, une assistance de déminage humanitaire, de préservation du patrimoine historique, de restauration des infrastructures sociales et économiques.

Le Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes continue de travailler pour fournir une assistance humanitaire au peuple syrien.

Discours du général de brigade Yu. Evtouchenko

Après la libération de la Ghouta orientale, les principaux efforts du Centre pour la réconciliation des parties en conflit se concentrent sur le règlement post-conflit et la création de conditions pour le retour des personnes à une vie paisible.

Pour le déblaiement des abattis, le nettoyage des rues, la réhabilitation des services de logement et communales, des équipements spéciaux, le bois, des câbles à fibres optiques, des conduites d'eau et d'autres matériaux de construction ont été livrés dans les villes Douma, Kafer-Batna, Dahiet al-Assad et Arbil. Cela a permis aux équipes de réparation de commencer la restauration des infrastructures.

Des représentants du Centre pour la réconciliation des parties belligérantes effectuent la surveillance constante de la situation humanitaire et coordonnent avec les autorités de la République arabe syrienne et locales des questions de la restauration d'objets socialement importants de haute priorité.

Les unités de génie et de déminage de l'armée syrienne effectuent les travaux sur le déminage des bâtiments résidentiels, l'exportation de munitions et de mines.

A ce jour, 453 bâtiments et installations, 32 kilomètres de routes de la Ghouta orientale ont été déminés.

956 objets explosifs ont été détectés et neutralisés.

Plus de 25 kilomètres carrés des villes ont été nettoyés des abattis.

La situation humanitaire améliorée permet aux 66 257 habitants de la Ghouta orientale de revenir chez eux des camps de réfugiés.

Pour éviter des provocations et assurer la sécurité de résidents locaux de la Ghouta orientale, du Qalamoun oriental, de Yarmouk, d’Al-Rastan et de Talbissé, la police militaire russe mène quotidiennement les patrouilles et la surveillance.

La partie russe fait des efforts pour améliorer la situation humanitaire dans d'autres parties de la Syrie.

Seulement pour le mois en cours, le Centre pour la réconciliation a mené

41 actions humanitaires, au cours desquelles la population a reçu plus de 95 tonnes de produits alimentaires, d'eau en bouteille et d’objets de première nécessité.

Les médecins militaires russes ont rendu l’aide médicale à plus de 1000 civils.

Les autorités syriennes, ainsi que le Centre russe pour la réconciliation continuent de travailler à créer les conditions pour le retour des citoyens dans leurs maisons.

Depuis le 1 Novembre 2017, 13 763 personnes sont revenues dans leurs maisons dans la province Homs, 46 792 personnes - dans la province Deir ez-Zor.

Depuis le 25 avril 2018 plus de 7 000 personnes sont revenues aux villes du Qalamoun oriental

Discours du lieutenant-général Sergueï Roudskoï

Malgré le travail actif du Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes, il y a besoin des efforts de la communauté internationale dans son ensemble pour restaurer complètement les zones touchées par les combats contre les groupes terroristes en Syrie et l'économie du pays. Nous appelons les Nations Unies et les autres organisations internationales à s'impliquer dans ce processus.

Discours du colonel Yu. Tarasov

Des mesures pour concilier les anciennes zones de désescalade à la Ghouta, dans les provinces Hama et Homs ont conduit à la libération de ces zones des extrémistes. Cela permet de fournir une aide humanitaire à grande échelle à la population, qui a longtemps été isolée et utilisée par les terroristes comme un «bouclier humain».

Les représentants russes des groupes-cibles informent rapidement le bureau de l'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie de la situation dans les zones libérées afin de relier les agences humanitaires le plus rapidement possible pour rétablir une vie paisible et résoudre les problèmes de la population.

Dès que les problèmes de sécurité à la Ghouta orientale, liés au déminage et au nettoyage, ont été résolus, le gouvernement syrien, en accord avec la partie russe, a autorisé l'entrée pour les missions d'évaluation des Nations Unies. Ainsi, le 12 mai, les experts de l'Organisation des Nations Unies ont visité les régions de Kafer Batna et Sakba. Dans un proche avenir, il est prévu d'envoyer une mission dans la ville Douma. Le groupe de travail humanitaire est en train de discuter d'un plan pour effectuer un travail similaire dans la province Homs.

Les représentants russes avec les Nations Uniesessaient d'accélérer la transition des organisations internationales depuis l'étape de l'évaluation de la situation jusqu'à des mesures concrètes pour fournir une assistance.

Au cours des réunions hebdomadaires, nous travaillons à développer l'intérêt des pays membres du Groupe international de soutien de la Syrie pour aider la population des régions libérées.

Actuellement, nous examinons la question de la participation des organisations internationales au déminage humanitaire dans le pays. L'ouverture du bureau du Service de la lutte antimines des Nations Unies à Damas est au stade final de la coordination.

Les représentants russes au sein des groupes de travail du cessez-le-feu et de l'aide humanitaire se tiennent prêts de coopérer avec des organismes internationaux, notamment sur les questions de la déconflictation des convois et des missions d'évaluation. En outre, nous informons régulièrement des agences des Nations Unies sur les régions prioritaires de l'aide humanitaire dans le pays, ce qui contribue à l'orienter vers les zones les plus nécessiteuses.

Nous espérons que l'ONU et autres organisations internationales confirmeront leur intérêt pour la restauration prochaine des territoires de la Syrie, les plus touchés par les terroristes, et les ramèneront à la vie civile.

Discours du lieutenant-général Sergueï Roudskoï

En conclusion, il convient par ailleurs de noter qu'à l'heure actuelle, toutes les conditions ont été créées pour le rétablissement de la Syrie en tant qu'État unique et indivisible. Mais pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de faire des efforts non seulement à partir de la Russie, mais d'autres membres de la communauté internationale.

L'état-major général des Forces armées de la Fédération de Russie suit de près l'évolution de la situation sur le territoire de la Syrie. Nous continuerons à vous informer de ses changements.

Tags:
Etat-major général , Ministère de la Défense
1 2 3 4 5
-Not voted-
Estimer l’information sur cette page
Post cette histoire à LiveJournal Post cette histoire à twitter Post cette histoire à ВКонтакте Post cette histoire à FaceBook
ServerCode=node3 isCompatibilityMode=false