Ministry of Defence of the Russian Federation : En détail


04.05.2018 (16:50)

Briefing du représentant officiel du Ministère russe de la Défense Igor Konashenkov

Les Forces armées de la Fédération de Russie et les autorités syriennes continuent de prendre des mesures pour stabiliser la situation en République arabe syrienne.

Les troupes gouvernementales syriennes achèvent l'opération pour libérer l'ancien camp de réfugiés palestiniens Yarmouk, situé dans la banlieue de Damas.

Au cours des six dernières années, cette zone est devenue un refuge pour les terroristes de l'EI, qui sont arrivés dans cette zone après la défaite des formations militaires illicites en Syrie.

Après la fin de cette opération, la capitale syrienne avec toutes les banlieues sera complètement libérée des formations militaires illicites.

Actuellement, les détachements des terroristes de l'EI dans la partie occidentale de Yarmuk sont coupés et on effectue la destruction de ces détachements. Plus de 65% du territoire de cette banlieue est sous le contrôle des troupes gouvernementales.

On a conclu des accords sur le cessez-le-feu avec les formations armées, qui avaient contrôlé les régions de Yalda, Babila, Sidi-Migdat, Bayt-Saham

Les militants ont livré leurs armes légères aux forces gouvernementales (1 236 armes).

Depuis le 3 mai, l’opération du retrait des troupes des militants et leurs familles a été menée. Ils ont quitté Yarmuk par le corridor humanitaire Bate-Saham.

Au cours des dernières 24 heures, 1348 personnes ont été retirées, y compris 506 militants, 842 membres de leurs familles.

Le déplacement des militants et des membres de leurs familles dans la ville el-Bab a été effectué par une colonne de 36 bus, accompagnés du Croissant-Rouge arabe syrien.

D’autres militants ont l'intention d'utiliser l'amnistie, annoncée par les autorités syriennes, pour réguler leur statut et retourner à la vie paisible.

Des experts russes aident les autorités syriennes à restaurer les infrastructures civiles dans la Ghouta orientale et Qalamun, récemment libérées des formations militaires.

Dans ces zones, on effectue le déminage. De plus on restaure les installations socialement importantes.

Les unités de la police militaire russe aident les autorités à maintenir l'ordre public, en patrouillant régulièrement ces zones pour maintenir la stabilité et prévenir les provocations.

Le Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes continue de fournir l'aide humanitaire aux résidents des villes libérées.

Au cours de la dernière semaine, les militaires russes ont mené dix actions humanitaires, dans le cadre desquelles plus de 25 tonnes de produits alimentaires ont été transférés à la population. Les médecins militaires russes ont rendu l'aide médicale à plus de mille civils.

En même temps, le besoin d'aide humanitaire des habitants des territoires libérés dépasse les volumes actuels d'approvisionnement de l'ONU et de la Russie.

À cet égard, la position des dirigeants américains et de certains pays européens, affirmée lors de la dernière conférence de donateurs à Bruxelles, (supprime toute offre d'aide humanitaire dans les zones contrôlées par les autorités syriennes) est cynique.

Il faut souligner qu'aujourd'hui, près de 90% de la population de la Syrie vit dans les zones, contrôlées par les autorités syriennes.

La situation humanitaire dans les zones, contrôlées par les Etats-Unis, est particulièrement aiguë.

Tout d'abord il s’agit d’un camp de réfugiés Rukban dans la région syrienne et-Tanf, occupée par les forces américaines, ainsi que l'ancienne capitale de l'EI, Raqqa.

Malgré des déclarations encourageantes, les autorités américaines continuent de bloquer la livraison de toute aide humanitaire au camp de réfugiés Rukban, où près de 50 000 Syriens, dont la plupart sont des femmes, des personnes âgées et des enfants, ont besoin d'aide.

Le commandement régional de l'armée américaine refuse de garantir la sécurité des colonnes humanitaires de l'ONU et du Comité international de la Croix-Rouge à et-Tanf, insistant sur le transfert de tous les produits, de l'eau et des produits de première nécessité aux groupes contrôlés.

Il y eu une situation similaire à Alep, Deir ez-Zor et dans la Ghouta orientale, quand les gens pour un morceau de pain sont obligés de prendre des armes et de faire la guerre au gouvernement légitime pour survivre et nourrir leur famille.

Des centaines de syriens a raconté tout cela dans des interviews données à des médias étrangers.

La situation demeure particulièrement grave à Raqqa, qui s'est transformé après le bombardement de la «coalition internationale» en une ville fantôme.

Depuis la libération, la population de Raqqa est privée de la possibilité de recevoir une aide humanitaire des organisations internationales en raison du refus des États-Unis pour permettre aux convois humanitaires des autorités syriennes et des organisations internationales entrer la ville.

Dans le même temps, les États-Unis et ses alliés dans la «coalition» ne fournissent pas aucun aide aux habitants de Raqqa.

Dans ce contexte, les autorités syriennes et le Centre russe pour la réconciliation, continuent de travailler pour créer les conditions pour le retour des citoyens dans leurs anciens lieux de résidence.

Ainsi, à la Ghouta orientale, plus de 63 800 personnes sont rentrées chez elles. Au Qalamoun oriental, 5 219 anciens membres de la bande armée ont déposé les armes et ont été amnistiés.

9 508 personnes sont rentrées dans la province Alep par le couloir humanitaire près des villes Abu al-Duhur et Tel Sultan de la zone de désescalade «Idlib».

Dans la province Deir Ez-Zor, du 4 décembre 2017, 46 747 personnes sont rentrées dans les villes sur la rive est de l'Euphrate.

Au cours de la seule semaine dernière, plus de 2 700 civils sont revenus dans leurs maisons.

Dans la ville syrienne Douma, le groupe d'experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a finalisé son travail. Il a vérifié les informations sur l’attaque chimique qui auraient été commis par les forces du gouvernement le 7 avril.

Les officiers du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit et la police militaire ont assuré l'intégrité et la sécurité de tous les objets et les sites de l’attaque chimique présumée, qui ont été trouvés à Douma après la libération des militants.

Les inspecteurs ont eu un accès complet à toutes les zones, bâtiments et locaux qui les intéressaient. Ils travaillaient aussi longtemps qu'ils en avaient besoin.

La police militaire russe et le Centre pour la réconciliation ont fait tout pour assurer le bon fonctionnement de la mission de l'OIAC dans Douma.

Il faut souligner que les militaires russes avaient souvent exécuté ces tâches risquant leurs vies.

Au cours de son travail à la Ghouta orientale, les experts de l’OIAC ont deux appartements d'utilisation présumée d'agents chimiques, où ils ont pris les échantillons nécessaires. Ils ont aussi visité un laboratoire de terroristes et un entrepôt de produits chimiques.

En outre, les inspecteurs ont visité l'hôpital municipal de Douma, où ils ont interrogé les résidents locaux et les participants de la vidéo faite par les membres de l'organisation «Casques blancs», et ont également pris les échantillons nécessaires.

Il faut aussi rappeler que le 26 avril, la partie russe a organisé la transportation des participants et des témoins du tournage de la vidéo au quartier général de l'OIAC à la Haye, où dans le cadre du briefing, les représentants des pays membres de l'organisation ont pu leur poser personnellement des questions qui les intéressaient.

Dans le cadre de cet événement, le représentant du Ministère de la Défense de la Fédération de Russie a présenté des faits irréfutables sur le caractère scénique de toutes les soi-disant preuves diffusées par les «Casques blancs».

On ne sait pas pourquoi les Etats-Unis et certaines capitales européennes, qui ont crié le plus à propos de la prétendue «attaque chimique» à Douma le 7 avril, ne voulait pas parler personnellement avec les témoins vivants de la provocation des «Casques blancs», qui sont venus à la Haye.

Bien qu'aujourd'hui, quand il y avait tant de faits et de témoins de cette provocation monstrueuse, tout le monde semble tout comprendre.

N'est-ce pas pourquoi l'information est apparue sur la fin du financement des «Casques blancs» par les États-Unis?

Probablement, les résultats de ces escrocs ne correspondent pas à des investissements financiers.

Nous attendons actuellement le rapport de la commission de l'OIAC avec les résultats du travail des experts de l'organisation à Douma.

Nous suivons la situation en Syrie et continuerons à vous informer de changements.

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